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Amour de Jésus
De la vrai spiritualité
Saint Grégoire Nysse


Sainte Thérèse de Jésus
Demeures I
Demeures II
Demeures III
Demeures IV
Demeures V
Demeures VI
Demeures VII

LE CHÂTEAU DE L'ÂME

Premières Demeures
Chapitre 1

Beauté et dignité de nos âmes
Avantages à reconnaître les faveurs reçues de Dieu - Oraison
La porte du Château

Tandis que Sainte Thérèse demande à Dieu de parler à sa place (ou d’écrire à sa place) immédiatement elle perçoit l’âme comme un château de cristal avec des chambres comparables aux différentes demeures du ciel. L’âme du juste étant tout simplement un paradis où Dieu trouve ses délices. Notre intelligence éprouve des difficultés à se représenter et à comprendre que Dieu nous a créé « à son image et à sa ressemblance ».

Nous ne savons en réalité qui nous sommes puisque nous nous attachons au contenant de notre corps physique, l’enceinte du château où habite notre âme à laquelle nous ne songeons pas pour en prendre soin et lui conserver sa beauté. Nous ne savons pas qui nous sommes et nous sommes comme ceux qui ne savent pas qui est leur père ou leur mère.

3. Ce château (notre âme) ressemble à différentes demeures et puis, au centre se trouve la demeure principale où se passent les secrets partage entre Jésus Christ et l’âme. Ceci est une comparaison. On peut se rendre compte que Jésus Christ peut au travers de ce moyen « En Toi je ferai ma Demeure » se communiquer à nous dans cet exil. On peut admirer ce dont jouissent les Bienheureux du ciel en parfaite ignorance de ce que Dieu nous accorde en ce monde, cette faveur immense où Il nous aime d’un Amour bien au-delà de ce que notre imagination peut imaginer. Jésus Christ peut manifester ses grandeurs en tous, en chacun de nous. Dieu peut accorder ses faveurs à quelqu’un qui ne soit pas un saint. Tel est son Amour, ses grâces. De grands exemples sont Saint Paul et Madeleine.

Loué soit le Seigneur !

Ces choses semblent impossibles à nos yeux et pourraient scandaliser les faibles. La majesté de Dieu est grande. Jésus Christ souhaite qu’on ne limite pas Ses oeuvres (à nos propres limitations si limitées). Si l’on n’est pas conduit par cette voie, ne limitons pas les oeuvres de Jésus Christ car Son souhait est que nous sachions que Son Amour est illimité et grandiose. Béni soit-Il !

Revenons à notre délicieux château et tâchons de comprendre comment y pénétrer. Il semble insensé de dire à quelqu’un d’entrer dans une pièce où il se trouve déjà. Il y a différentes façons de s’y tenir, de s’y trouver. Beaucoup d’âmes se trouvent autour du château car peu leur importe de pénétrer ou non à l’intérieur car elles ignorent de quoi il s’agit, les trésors qui s’y trouvent, qui y habite. Dans certains livres d’oraison, on demande à l’âme d’entrer en elle-même et c’est de cela qu’il s’agit.

Malheureusement, il existe nombre d’âmes qui ne s’arrêtent qu’aux choses extérieures le corps physiques et deviennent comme ces bêtes autour du château et bien qu’elle pourrait converser rien de moins qu’avec Jésus Christ, elle persiste dans cet état ne sachant entrer en elle-même et ressembleront à des corps paralysés ou perclus ; leurs âmes malades et abandonnées se trouvent recluses derrière un corps qui prend toute la place des apparences de ce monde : recluses dans le monde des animaux et de la vermine, sans oraison les âmes ne peuvent s’épanouir et croître, elles dépérissent et deviennent misérables.

La porte du château est l’oraison et la considération. Considération vis-à-vis de Jésus Christ et vis-à-vis de ce que l’on demande, la façon de le faire est importante même si dans l’oraison il n’est pas nécessaire de demander.

Certaines âmes fort attachées au monde et fort mêlées à celui-ci ont de bons désirs et arrivent à pénétrer dans les premières pièces du château, celles du bas mais elles sont entourées de vermines qui ne leur permet pas de voir toute la beauté du château et qui ne leur permet pas de s’apaiser. mais elles ont déjà beaucoup fait en entrant.

Appel à la patience car il est très difficile, lorsque l’expérience fait défaut, de faire comprendre certaines choses intérieures à l’oraison.

Chapitre deuxième